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Sarreguemines - octobre 2008 - 10 km

Octobre 2008

C'était ma première course officielle, octobre 2008, sarreguemines, un "10 km".

C'est un joli souvenir pour moi.  J'ai même été euphorique toute la journée de lundi . En plus, je me retrouve par hasard dans le journal local, dans la série : "plus que quelques efforts et c'est la ligne d'arrivée !" et je suis là, la bouche ouverte à souffler..

Je n'ai pas bien eu le temps de stresser avant cette course car c'est, une semaine avant, par hasard, lors d'un bavardage avec des membres de ma famille qui font des courses depuis déjà quelques temps, que je me suis laissé "prendre au piège", piège qui, ma foi, n'en était pas un. OUF !
"Alors, corinne, tu t'inscris aux 10 kilomètres ? alleeeezzzzz, c'est comme à l'entraînement, tu verras, et tu feras au moins 1 km/h de plus. Mais non, t'inquiète pas, tu ne seras pas la dernière, tu as le foncier maintenant ! etc etc."
Alors j'ai dit "oui" !

En même temps, aux deux-trois derniers entraînements, je m'étais aperçue que j'avais passé un cap et la moyenne passait maintenant aux 10 km/h. Plus d'un an pour y arriver aux satanés 10 km/h !
Je commençais à suivre de mieux en mieux ma nièce, qui court parfois avec moi ! je venais de commencer un régime depuis septembre et bien sûr, le fait de peser moins lourd, y était sans doute aussi pour quelque chose.

Bref, venons-en au jour de la course.

Je n'avais jamais assisté à une course mais j'avais eu droit à toutes les recommandations (l'important, c'est de gérer - c'est pas la peine de partir trop vite - au départ, il faudra faire attention...) bref, je partais avec tout cela bien en tête. Mon cardio au bras depuis 7 h le matin (histoire de ne surtout pas l'oublier).

Comme d'habitude depuis que je suis ce satané "régime", je suis réveillé à 5 h du mat. Je regarde par la fenêtre, zut, il a gelé. Alors, je passe moi aussi par la longue hésitation "court ou long, veste pas veste, etc, etc".

Petit-déj comme d'hab, finalement, je me dis que c'est pas aujourd'hui que je dois tester des nouveaux trucs. J'avale mes 6 biscottes/confiture et ma tasse de café. Je ne reprend plus de café, ma plus forte angoisse est de ne pas savoir gérer "mes envies pressantes" durant la course.

Arrivée sur place : je suis "coatchée", on me montre comment faire, il faut aller chercher son dossard. Une enveloppe est là, à mon nom (j'avais pourtant envoyé mon inscription le vendredi !!) ON me remet un joli tee-shirt, je suis déjà contente. Il y a beaucoup de monde, beaucoup d'hommes mais déjà, je vois une file au loin avec pleins de femmes. Ah oui, les toilettes, on y court une dernière fois... toutes les mêmes finalement...

On commence à se rapprocher de la ligne de départ, on s'échauffe tout doucement, il fait froid mais à la dernière minute, je décide de laisser ma veste à mon mari. Les premiers s'affèrent près de la ligne de départ, nous serons 1300 à courir ! Il y a une petit groupe de privilégiés, sans doute les "vedettes" ou des semi/pros.Ils sont à la ligne de départ. Nous sommes serrés, j'ai l'impression d'être hyper petite. Ils ont tous l'air d'être des pros à côté de moi, la novice. Pourquoi suis-je venue ici ? Certains, peu rassurants, nous disent qu'on va se faire piétiner, qu'on aurait dû aller tout derrière. C'est vrai que j'avais lu cela dans les bouquins mais trop tard, on reste sur le côté", dans le premier tiers.

Pan ! le coup de feu retentit. J'appuie sur mon cardio/gps et je commence à piétiner. Finalement, tout se passe bien. On me double, ça c'est sur, mais la masse se répartit assez rapidement. Je suis trop fière, il faut absolument que je me gère !

Premier coup d'oeil sur le cardio, on est à 12 km/h, wouaw, c'est beaucoup, attention aux recommandations. En même temps, j'ai pas l'impression d'être si vite et ça va bien. Je m'applique à bien respirer, on discute même un peu aux débuts. Mes pulsations montent plus vite qu'à l'entraînement et j'arrive en 5/7 à 150, puis 160. La moyenne de ma course se fera à 167.

C'est vraiment très cool, l'ambiance. Un homme avec un chien me dépasse et j'ai une petite nostalgie car moi aussi, d'habitude, je cours avec mes deux chiens. Mais là, ils n'auraient pas pu venir, c'est sûr. Je rencontre des personnes que je croise dans la forêt parfois, ils sont là eux aussi.

Au bout de 2 kilomètres environ, il y a la première vraie montée et là, je décide de ralentir un peu, je laisse ma nièce passer devant, je vais faire le reste de la course toute seule. L'important est de gérer. Finalement, elle arrivera 1,5 minutes avant moi.

Je suis contente d'avoir choisi l'option "tee- shirt court" car le soleil montre le bout de son nez.

Je n'aime pas les montées mais je me surprends à les prendre assez rapidement, mon rythme ne change guère durant toute la course, le cardio indique 11 km/heure.

Aux 5 kms, je vois des gens, sur le bord de la route, il y a un panneau, avec un temps : quand je passe, la dame crie "27,30".
Alors je calcule, je suis contente de moi. Certains prennent un gobelet au passage mais je choisis de ne pas m'arrêter, j'ai trop peur de couper mon élan.

A 8 kilomètres, je ressens un coup de mou énorme et je décide de ralentir un peu, à ce moment, mon cardio repasse dans les 155 et je verrais plus tard, sur l'ordi, que ma vitesse sera à son plus bas. Etait-ce la dernière montée ?

Je reprend du poil de la bête et j'arrive à cette fameuse descente dont on m'avait parlé. Ca descend sec ! mais là, je sais que je vais attaquer le dernier kilomètre, on m'avait dit : une longue ligne droite, tu mettras tout ce que tu peux.

Alors, je fais cela, je commence à accélérer ! mauvaise gestion, je vais trop vite et trop tôt. Je regarde mon cardio, il reste encore 900 m, je ne pourrais jamais faire tout ce chemin à cette allure, je ralentis à nouveau, déçue. Finalement, à la maison, je verrais sur les courbes que j'ai eu un pic à 15 km/h, un peu fofolle hein ?
Ca y est, je vois la ligne d'arrivée, et une visage connu ! c'est mon neveu qui a couru également, il vient me chercher. Il me booste sur les derniers mètres et dernière accélération à nouveau, j'ai des grandes foulées et ma voix intérieure me dit "cours coco, cours !" et c'est la ligne d'arrivée.

Les derniers mètres m'ont épuisée et l'arrêt est vraiment brutal. Je récupère, je suis trop contente de moi. J'oublie mon régime et je m'enfile trois bouts de gâteaux bien mérités.

Mon mari me félicite, je l'ai étonné, je suis étonnée. Euphorique pendant 24 h....

939ème sur 1296, 54"28, 11 km/h. C'était ma première course.

Objectif pour l'année prochaine 53 minutes !

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